1. Les Alcooliques anonymes, 4e édition, p. 24

Ce sont là des lieux communs que nous entendons souvent. Ils dénotent un monde d’ignorance et de mal-entendus, et sont le fait de personnes qui réagissent fort différemment de nous face à l’alcool.

Le buveur modéré abandonne facilement l’alcool s’il a une bonne raison pour le faire. Dans son cas, cesser de boire ne pose aucun problème.

Il y a également le cas du gros buveur. Il peut avoir développé cette habitude au point d’en avoir affecté progressivement sa santé physique et mentale. Sa vie peut même en être écourtée. Cependant, s’il est motivé par une raison suffisamment sérieuse comme une santé défaillante, une nouvelle relation amoureuse, un changement d’environnement ou encore une sévère mise en garde de son médecin, ce buveur parviendra, sinon à couper l’alcool complètement, du moins à modérer sa consommation, même s’il trouve cela difficile ou contrariant. Il pourrait même avoir besoin d’une assistance médicale.

2. Les Alcooliques anonymes, 4e édition, p. 39

arrivé de ne pas boire pendant une année ou plus, pour devenir plus tard de solides buveurs. Même si vous êtes capable de ne plus boire pendant une très longue période, vous pouvez être un alcoolique en puissance. Parmi ceux que ce livre intéresse, nous sommes persuadés qu’il y en a peu qui réussiront à ne pas toucher à l’alcool pendant un an. Certains seront déjà ivres le lendemain du jour où ils auront pris leur résolution ; la plupart s’enivreront après quelques semaines.

Ceux qui sont incapables de boire avec modération se demandent bien comment ils pourraient cesser complètement. Nous tenons pour acquis, bien sûr, que le lecteur souhaite renoncer à boire. Pour savoir si quel-qu’un peut s’en sortir sans une aide spirituelle, il faut aussi savoir jusqu’à quel point il a déjà perdu la capacité de choisir s’il va continuer ou non de boire. Nous étions nombreux à croire que nous avions une grande force de caractère. Nous sentions la nécessité absolue de renoncer à l’alcool pour toujours. Et pourtant, cela nous a été impossible. L’alcoolisme, nous le savons aujourd’hui, a cette particularité déroutante : l’incapacité totale pour le malade de ne plus boire, aussi grands que soient le désir et la nécessité d’y parvenir.

3. Les Alcooliques anonymes, 4e édition, p. 26

s’apparentent à celles de l’homme qui se frapperait le crâne à coups de marteau pour ne pas sentir son mal de tête. Si vous faites observer à un alcoolique l’absurdité de son raisonnement, ou il s’en moquera, ou il s’en irritera et refusera de parler.

Parfois, l’alcoolique répondra franchement ; cependant, si étrange que cela puisse sembler, il ne sait pas plus que vous ce qui l’a poussé à prendre ce premier verre. Certains buveurs ont des excuses dont ils sont assez contents, mais au fond d’eux-mêmes, ils ne savent pas pourquoi ils agissent de la sorte. Une fois qu’ils sont dominés par ce mal, ils deviennent confus. D’une part, ils sont obsédés par l’idée qu’un jour ils réussiront à s’en sortir et d’autre part, ils se doutent bien que la partie est perdue.

4. Brochure « Foire aux questions sur les AA », p. 7

Avant d’avoir connu les AA, beaucoup d’alcooliques, incapables d’arrêter de boire, se croyaient moralement faibles, ou encore déséquilibrés mentalement. Chez les AA, on croit que l’alcoolique est une personne atteinte d’une maladie, qui peut se rétablir si elle accepte de suivre un programme simple qui a été efficace pour des milliers de personnes dans le monde entier.

Une fois que l’alcoolisme s’est installé, on ne peut pas parler de faute morale en ce qui a trait à une maladie. À ce stade, la volonté n’entre pas en ligne de compte puisque le malade a perdu toute capacité de décider de boire ou de ne pas boire. L’important est de regarder sa maladie bien en face et de profiter de l’aide offerte. On doit aussi désirer se rétablir. L’expérience a prouvé que le programme des AA est efficace pour tout alcoolique sincèrement désireux de cesser de boire ; ordinairement, il ne profite pas à ceux qui ne sont pas convaincus de vouloir cesser de boire.

5. Brochure « Les AA sont-ils pour vous?’, p. 3

Les AA sont-ils pour vous?

Vous seul pouvez décider de faire l’essai du Mouvement des AA, si vous croyez que cela peut aider. Les questions qui suivent peuvent vous aider à prendre une décision.

Nous avons nous-mêmes adhéré au Mouvement parce que nous avons finalement renoncé à tenter de contrôler notre façon de boire. Nous détestions encore admettre que nous ne pourrions jamais boire sans danger. Mais nous avons entendu d’autres membres des AA dire que nous avions une maladie — exactement ce que certains d’entre nous pensaient depuis des années! Nous avons découvert qu’un grand nombre de personnes souffraient, comme nous, des mêmes sentiments de culpabilité, de solitude et de désespoir. Nous avons compris que nous éprouvions ces sentiments parce que nous souffrions de la maladie de l’alcoolisme.

6. Brochure « Un nouveau veut savoir », p. 1

Suis-je alcoolique? S’il vous arrive fréquemment de boire plus que vous ne l’aviez prévu ou que vous ne le vouliez, si vous vous attirez des ennuis ou si vous avez des trous de mémoire lorsque vous buvez, il se peut que vous soyez alcoolique.

Vous seul pouvez le savoir. Chez les AA, per­sonne ne vous dira si vous l’êtes ou non.

Que puis-je faire si ma consommation d’alcool m’inquiète? Demandez de l’aide. Les Alcooliques anonymes peuvent vous aider.

Qui sont les Alcooliques anonymes? Nous sommes une association d’hommes et de femmes qui ont perdu toute aptitude à maîtriser leur consommation d’alcool et qui se sont trouvés dans toutes sortes d’embarras à cause de l’alcool. Nous tentons, avec succès pour la plupart d’entre nous, d’adopter un mode de vie satisfaisant sans alcool. Pour y parvenir, nous estimons avoir besoin de l’aide et du concours d’autres alcooliques dans les AA.

7. Brochure « Questions et réponses sur le parrainage », p. 8

Le parrain assume tacitement sa responsabilité, laquelle ne revêt aucun caractère officiel; par contre, elle constitue les fondements de l’approche des AA pour vaincre l’alcoolisme grâce aux Douze Étapes. Le parrainage peut être une relation à long terme.

Nous espérons que cette brochure saura répondre à quelques-unes des questions fréquentes sur cet échange gratifiant qu’est le parrainage. Elle s’adresse à ceux qui sont peut-être à la recherche d’un parrain, aux AA désireux de partager leur sobriété en parrainant, et aux groupes que le parrainage intéresse. (Voir page 23)

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